21.10.2008

Encore

Honte je reçois sans dire grand-chose

Tes coups de désespoir

Et quand sur ma poitrine tes mots

Déversent leur fiel

Je n’oppose que de l’eau

A peine salée

Et je hoche quand tu me dis

Je pars !

Combien de tickets aller simple

Ai-je du accepter

Et combien de rails sans retour

Ai-je du respirer ?

Soumise comme une chienne

Sans âme devant tes yeux

Tu te moques je dis

Encore

Je n’aurai jamais assez

Et devant le plus fou

Je ressemble encore à la folle

Les branches effleurent lentement

Ma joue déflorée tant de cauchemars

De nos sexes enlacés nous avons fait

Un diamant taillé dans le sang

Et je lape encore ce qui coule

De nos chairs tailladées

Encore

Je manque de mots et la poésie s’en ressent

Le seul qui me reste c’est celui-là

De faim éternelle

D’ignoble vacuité

Ton fruit dans ma bouche

Ta peau sèche sur mes lèvres

Mes yeux sur l’explosion

La répétition

Encore

Encore

Encore jusqu’à la fin jusqu’à la mort jusqu’à nos bouches unies jusqu’à nos corps mordorés jusqu’à nos sexes douloureux.

27.09.2008

Salve

 

La vieille langue me ramène

Aux rivages de ma force

Par-delà le verre une branche

Caresse mon front.

 

22.08.2008

Confutatis

Aux blancs succèdent les blancs

des tenors se disputent les maigres vestiges de la cavité

l'alto sensuel partage

la pitance des splendeurs passées

les émois troubles

reliefs d'une hâte trop vite consumée.

18.08.2008

Untitled

I feel some peculiar reasons to leave

Some strange colour in shallow paths

A puppie is hanging over

We just have to take our arms, to swallow the hollow sentences

11.08.2008

Au bord du Styx

 

Au bord du Styx

à marée montante j’allai

promenant mon regard sur ces âmes

décharnées.

Au bord des algues et de l’arbre mécanique

je suppliai Tantale de m’en laisser un peu

Et de ses yeux consummés

je cru voir la détresse du vide

Le saphir reste l’aveuglement

Tout reste et rien ne bouge

Et cynique je promène Cerbère.

05.08.2008

La vie est une équation

La vie est une équation

Fondre dans son univers

De perfection

Rythmée et le sphinx ne peut faire ressentir

L’inconnu

Et l’existentiel même

La vie est une équation

Et mon âme de ballade

Se promenade sur le haut de la vague

Et glisse sans questionnements

Et sans cynisme

Et sans mentir

La vie est une équation

Et taraude zéro zéro

Tantale m’appelle et je ne réponds que

Je suis indisponible à l’abysse

Mais tout au fond on crie non

Je glisse sans questionnements

Et sans mentir.

Surtout sans mentir.

Surtout sans mentir.

Surtout sans mentir.